Projet GOforISOBIF 2020-2026
- Responsable : Marion Garçon, équipe Géochimie
- Contact : marion.garcon@uca.fr
- Collaborateurs : Maud Boyet (LMV), Nicolas Olivier (LMV), Tahar Hammouda (LMV), Andrey Bekker (UC Riverside, USA)
- Doctorants et post-doctorants impliqués : Quentin Aquila (PhD 2021-2024), Lukas Nicol (PhD 2021-2024), Pierre Bonnand (Postdoc 2021), Pallabi Basu (Postdoc 2022-2025), Steve Kitoga (Postdoc 2025-2026)
Description du projet :
Depuis le début de l’histoire de la Terre, les océans ont agi comme une interface entre l’atmosphère, les continents et le manteau via les échanges atmosphériques, l’altération, la sédimentation et le volcanisme sous-marin. De telles interactions font de la composition de l’eau de mer primitive un enregistreur unique des processus qui ont affecté les principaux réservoirs de la Terre. Pourtant, cet enregistrement n’a pas été exploré en détail.
Le projet GoforISOBIF propose d’étudier la géochimie des premiers océans telle qu’enregistrée dans les formations ferrugineuses rubanées (BIF) précambriennes afin de répondre aux questions de premier ordre liées à l’évolution précoce de notre planète. Il combine des systèmes isotopiques radiogéniques bien établis avec de nouveaux traceurs isotopiques stables très prometteurs qui seront développés dans le cadre du projet. Ces indicateurs géochimiques seront mesurés sur une collection unique d’échantillons de BIF déposés il y a environ 3,8 à 0,7 milliards d’années, avec les objectifs suivants :
(1) déterminer l’origine, la composition et la taille des premiers continents,
(2) détecter des traces d’oxygène dans les océans primitifs dans divers environnements de dépôt avant et après le Grand Événement d’Oxydation (GOE),
(3) identifier les périodes d’activité hydrothermale intense au cours de l’histoire de la Terre et les relier à la géodynamique globale du manteau.
Le projet proposé favorisera l’application de mesures isotopiques à la pointe de la technologie, avec un accent sur le développement méthodologique supplémentaire pour mettre en place de nouveaux substituts isotopiques. Cette approche innovante est nécessaire pour tester des hypothèses précédemment suggérées, développer de nouvelles idées et aborder les questions complexes de l’évolution de la Terre primitive sous un angle différent.
