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Responsable d’équipe : Séverine Moune For English 
Bluesky de l’équipe @lmv-volcanoteam.bsky.social Notre équipe de recherche est l’une des plus importantes en volcanologie au plan international. Elle compte environ 50 personnes, dont environ 24 chercheurs et enseignants-chercheurs permanents, et 25 de doctorants et post-doctorants.
Nous abordons une large gamme de thématiques et de méthodes, depuis le transport et les conditions de stockage des magmas dans la croûte jusqu’à la dynamique interne des volcans et les processus éruptifs en surface, et leurs implications en terme de risques volcaniques.
Notre approche consiste à coupler les observations et mesures (terrain et télédétection par satellite), aux expérimentations en laboratoire et modélisations numériques. Outre les collaborations avec de nombreux observatoires sur volcans actifs, nous portons un effort particulier sur les volcans des pays partenaires de l’IRD (Chili, Equateur, Indonésie, Pérou, Vanuatu).
- Axes de recherche :
- Contribution aux Services d’Observation (SO) de l’OPGC pour l’activité volcanique
Surveillance satellite de l’activité volcanique (HotVolc), interférométrie radar (OI²), radar Doppler (Voldorad), flux de SO2 par spectrométrie d’absorption (GazVolc), base de données sur les produits éruptifs (DynVolc), télédétection thermique sol (Thermavolc), électromagnétisme, gravimétrie et sismologie (Réseau Sismologique Auvergne). Contribution aux Services Nationaux d’Observation (SNO) : SNOV, ISDEFORM et VELI. Contribution à l’infrastructure de recherche national Epos–France et européenne Epos.
- Collaborations sur le site de Clermont-Ferrand :
LaMP (Laboratoire de Météorologie Physique), LPC (Laboratoire de Physique Corpusculaire), LM (Laboratoire de Mathèmatiques), LIMOS (Laboratoire Informatique, Modélisation et Optimisation des Systèmes), MSH (Maison des Sciences de l’Homme), CERDI (Centre d’Etude et de Recherches sur le Développement International).
#Présentation en vidéo de notre équipe de recherche (2018) :
#https://www.youtube.com/watch?v=CKKrG0nL0ms
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Nos doctorats les plus récents illustrent en partie les recherche en cours dans notre équipe de recherche : • Pauline Verdurme : de l’ascension du magma à la mise en place des coulées de lave sur le plancher océanique : cas de l’éruption sous-marine en cours (depuis 2018) au large de Mayotte
• Céline Vaerewyck : Tsunamis générés par les effondrement de colonne éruptive : une approche expérimentale
• Amelie Klein : Étude multi-paramètrique de l’évolution des systèmes hydrothermaux : apports à la compréhension des systèmes volcaniques en cours de réactivation
• Rémy Jubertie : Influence du substratum sur les processus de fragmentation associés aux maar
• Manon Pouget : Source et évolution des émissions gazeuses dans les provinces volcaniques marquées par de longues périodes de quiescence
(mise à jour en cours)Tsunamis générés par les effondrements de colonne éruptive : une approche expérimentale
Céline VaerewyckLors d’une éruption explosive, la colonne éruptive est formée d’un mélange de gaz et de fragments de magma en suspension sous la forme d’un panache ascendant. La colonne peut ainsi s’élever verticalement sur plusieurs kilomètres et atteindre 40-50 km d’altitude dans le cas des plus fortes explosions (ex. Krakatau 1883, Pinatubo 1991, Hunga Tonga – Hunga A’Apai 2022). L’effondrement gravitaire de la colonne intervient si la colonne n’entraine pas suffisamment d’air ambiant et que le mélange devient plus dense que l’atmosphère. En conséquence, le mélange de gaz et de particules chute sous l’effet de la gravité. L’effondrement de la colonne est partiel et implique un volume de matériau croissant au cours du temps.
Dans le cas d’une éruption sous-marine à faible profondeur ou sur une petite île, l’effondrement de la colonne éruptive subaérienne devient une cause potentielle de tsunami.L’objectif principal est de comprendre les mécanismes physiques régissant la génération de tsunami par l’effondrement d’une colonne éruptive et l’entrée à la verticale de matériau granulaire dans l’eau via une approche expérimentale.
Les principales questions qui se posent sont :
- Quelles sont les conditions requises pour qu’un effondrement de colonne éruptive devienne tsunamigénique ?
- Comment se comporte le matériau granulaire chutant à la verticale au moment de l’impact avec l’eau ?
- Un matériau polydisperse analogue au cas naturel conduit-il à une partition entre une partie dense entrant dans l’eau est une partie diluée se propageant à la surface ?
- Quels sont les principaux paramètres influençant la géométrie de la déformation initiale à la surface de l’eau ?
- Quels types de vagues sont générées ?

Étude multi-paramètrique de l’évolution des systèmes hydrothermaux : apports à la compréhension des systèmes volcaniques en cours de réactivation 
Amelie Klein
De nombreux volcans actifs possèdent un système hydrothermal qui résulte de l’interaction entre la chaleur remontant du système magmatique et la nappe phréatique. Cela entraîne des mouvements de fluides (convection) au sein de l’édifice, ainsi que des interactions multiples et complexes entre les eaux souterraines, les gaz magmatiques et les roches. Le système hydrothermal agit comme un tampon pour les signaux provenant du système magmatique et rend leur interprétation difficile. Une bonne compréhension de la circulation hydrothermale et de sa variabilité est donc nécessaire pour interpréter correctement l’activité à la surface et évaluer les risques (tant d’origine magmatique qu’hydrothermale).
Ce travail de thèse s’intéresse spécifiquement à La Soufrière de Guadeloupe qui se trouve actuellement dans une phase d’activité croissante. Afin de mieux comprendre la distribution et la variabilité de l’activité hydrothermale actuelle à la Soufrière, nous avons réalisé des cartographies répétées avec plusieurs méthodes (CO2 et température du sol, polarisation spontanée) dans la zone sommitale du dôme.
Ces cartographies nous permettent d’identifier les zones de remontée des fluides hydrothermales et de calculer les flux de gaz et de chaleur. Nous mesurons également en continu la polarisation spontanée au sommet pour analyser la variabilité temporelle de ces flux. La combinaison de ces mesures permet de suivre l’évolution spatiale et temporelle de la circulation des fluides hydrothermales. La richesse des données sur ce volcan bien instrumenté nous permettra de mieux comprendre les facteurs contrôlant les changements observés.
Influence du substratum sur les processus de fragmentation associés aux maars 
Rémy JurbertieLes maars sont des édifices volcaniques de faible volume caractérisés par un large cratère recoupant la surface pré-éruptive. Malgré leur faible volume, ce type de structure est issu d’éruptions fortement explosives. Les dépôts de ces éruptions sont riches en fragments non-juvéniles, fragments provenant de l’encaissant. Cela suggère donc une forte interaction entre le substratum et la magma lors de la formation des maars. L’objectif de la thèse est donc de comprendre l’influence que peut avoir le substratum sur les processus se déroulant dans le conduit, lors de la fragmentation mais également en surface, en reconstruisant les mécanismes de mise en place des dépôts. Pour cela, une étude de terrain, couplée à des mesures en laboratoire, a été menée. La 1ère étape consiste alors à détailler la stratigraphie des dépôts pour ainsi reconstruire le scénario éruptif. La caractérisation physique des dépôts et l’étude texturale des grains juvéniles permettent d’apporter des informations sur le mode de fragmentation et les conditions d’ascension du magma.
Au cours de cette thèse, 2 édifices sont étudiés : 1) le maar de Jaude, localisé sous la ville de Clermont-Ferrand et se situant dans des sédiments marno-calcaires et 2) le maar de Kawéni, sur l’île de Grande Terre à Mayotte, composée d’un substratum basaltique et sous Mamoudzou, la préfecture.

Source et évolution des émissions gazeuses dans les provinces volcaniques marquées par de longues périodes de quiescence 
Manon Pouget
Dans un monde où les éruptions volcaniques représentent l’un des principaux risques naturels pour l’être humain, les provinces volcaniques quiescentes jouent un rôle particulier. L’absence de mémoire collective de l’activité éruptive, additionnée au manque d’information, favorise l’installation des populations locales dans ces zones fertiles permettant un développement socio-économique important . De plus, les longues périodes de quiescence peuvent favoriser l’accumulation d’énergie en profondeur et mener à de violentes éruptions le cas échéant. Aussi, afin d’éviter de potentielles catastrophes et de pouvoir voir de potentiels changements d’activité, il est nécessaire de comprendre le fonctionnement de ces provinces volcaniques quiescentes au préalable et de développer des stratégies de surveillances adaptées. Dans ces provinces, les émissions gazeuses diffuses (e.g., fumeroles, sources thermo-minérales) sont souvent la seule manifestation détectable en surface d’une activité endogène. Si ces émissions de gaz sont relativement bien contraintes dans les provinces volcanique actives (e.g., Piton de la Fournaise, Stromboli), ce n’est pas le cas dans les provinces volcaniques quiescentes. Bien que fondamentales pour comprendre l’état actuel de l’activité magmatique dans de telles provinces, (1) leur source et (2) les processus les affectant au cours de leur remontée demeurent souvent inconnues.
Les objectifs de cette thèse sont donc (1) de caractériser l’architecture des systèmes magmatiques quiescents, (2) de caractériser les émissions gazeuses diffuses de surface et leur évolution au cours du dégazage et (3) construire des modèles « a priori » faisant le lien entre les points (1) et (2) et permettant de comprendre de potentiels changements d’activité. Pour ce faire, une approche couplant pétrologie et chimie des inclusions vitreuses/fluides ainsi que géochimie des gaz est appliquée sur deux cibles : la province volcanique des Monts Dore (France) et le volcan Mombacho (Nicaragua).
Encadrants : Guillaume Boudoire, Séverine Moune, Vittorio Zanon (Université des Açores)

Youtube
Page Youtube de l Ȏquipe de volcanologie du LMV
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Aydar Erkan Chercheur (professeur associé) Chercheur·euse permanent·e
Bani Philipson Chargé de recherche Chercheur·euse permanent·e
Battaglia Jean Chargé de Recherche Chercheur·euse permanent·e
Bernard Karine Professeur Agrégée Chercheur·euse permanent·e
Boudoire Guillaume Professeur des Universités Chercheur·euse permanent·e
Bougouin Alexis Post-doctorant Chercheur·euse non permanent·e
Buvat Solène Ingénieur de recherche - programme SCANVOLC Appui à la recherche
Calahorrano Di Patre Antonina Eloisa post doctorante Chercheur·euse non permanent·e
Caumont Alexandra doctorante 2ème année Chercheur·euse non permanent·e
Cayol Valérie Directrice de Recherche Chercheur·euse permanent·e
Chender Ludovic Doctorant 3ème année Chercheur·euse non permanent·e
Chevrel Oryaëlle Chargée de Recherche Chercheur·euse permanent·e
Ciolczyk Damien post doctorant Chercheur·euse non permanent·eCordova Andréa Doctorant 1ere année Chercheur·euse non permanent·e
Corrotti Lisa Doctorante 3ème année Chercheur·euse non permanent·e
Delgado Granados Hugo Chercheurs invité jusqu'en septembre 2027 Autre chercheur·euse / Chercheur·euse émérite
Dey Anubhab Doctorant 1ère année Chercheur·euse non permanent·e
Donnadieu Franck Physicien (CNAP) OPGC Chercheur·euse permanent·eDruitt Tim Professeur émérite Autre chercheur·euse / Chercheur·euse émérite
Eychenne Julia Chargée de recherche Chercheur·euse permanent·e
Freret-Lorgeril Valentin physicien-adjoint Chercheur·euse permanent·e
Gailler Lydie Physicienne-adjointe Chercheur·euse permanent·e
Gouhier Mathieu Physicien Chercheur·euse permanent·eGrace Clement Doctorant 2ème année Chercheur·euse non permanent·e
Gurioli Lucia Physicienne Chercheur·euse permanent·e
Harris Andrew Professeur des Universités Chercheur·euse permanent·e
Jessop David physicien-adjoint Chercheur·euse permanent·e
Kane Alexandre Doctorant 2ème année Chercheur·euse non permanent·e
Kelfoun Karim Professeur d'université dès le 01/09/2024. Chercheur·euse permanent·e
Labazuy Philippe Physicien Adjoint Chercheur·euse permanent·e
Lebas Elodie Physicienne adjointe Chercheur·euse permanent·eLemot François Post-doctorant Chercheur·euse non permanent·e
Lénat Jean-François professeur émérite- Physicien Autre chercheur·euse / Chercheur·euse émérite
Menand Thierry Maître de conférences Chercheur·euse permanent·e
Merciecca Charley Responsable du parcours de spécialité professionnelle « Géologie de l’aménagement » Chercheur·euse permanent·e
Merle Olivier professeur émérite Autre chercheur·euse / Chercheur·euse émérite
Michaud-Dubuy Audrey Physicienne adjointe Chercheur·euse permanent·e
Michon Laurent Equipe Volcanologue Chercheur·euse permanent·e
Moune Séverine Physicienne Chercheur·euse permanent·e
Muhindo Syavulisembo Adalbert chercheur invité jusqu'en septembre 2027 Autre chercheur·euse / Chercheur·euse émérite
Nieto Freddy Doctorant IRD 2ème année Chercheur·euse non permanent·eNogueira Lages Joao Pedro post doctorant Chercheur·euse non permanent·e
Paris Raphaël Directeur de recherche Chercheur·euse permanent·ePouget Manon Doctorante 3ème année Chercheur·euse non permanent·e
Roche Olivier Directeur de recherche Chercheur·euse permanent·e
Scholtes Luc Maître de conférences - Géologie régionale Chercheur·euse permanent·eThouvenet Elise Doctorante 1ere année Chercheur·euse non permanent·e
Tomasek Inès Chargée de recherche Chercheur·euse permanent·e
Vaerewyck Céline Doctorante 3ème année Chercheur·euse non permanent·e
Van Wyk De Vries Benjamin Professeur des Universités Chercheur·euse permanent·e
Vernet Gérard Chercheur INRAP Appui à la rechercheAucun résultat Aucun membre ne correspond aux critères sélectionnés.
Équipe Volcanologie en Juillet 2019
L’équipe volcanologie est composée de 23 permanents (6 enseignants chercheurs, 8 physiciens, 4 CNRS, 3 IRD, 1 PRAG, 1 PASTE), 2 émérites, 10 post-doctorants et 15 doctorants.
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La plateforme de Volcanologie regroupe des appareils de mesures géophysiques (DGPS, tomographie par résistivité, polarisation spontanée, sondages électromagnétiques, ERT, GPR, stations sismiques), les instruments permettant la caractérisation texturale des produits volcaniques (morpho-granulomètre G3, pycnomètres, et perméamètre du laboratoire d’analyse texturale), le laboratoire de volcanologie expérimentale , des logiciels maison de simulation numérique et des outils de télédétection satellitaire et sol (radars doppler, DOAS, MultiGas, caméras IR, drones et laboratoire de traitement d’image). A noter qu’une partie de ces instruments relèvent des services d’observation de l’OPGC.

Géophysique 
Laboratoire d’analyse texturale 
Laboratoire de volcanologie expérimentale 
Modélisation numérique 
Télédétection -
Article scientifique :
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Les réponses à ces questions ont été élaborées en réponse à des questions d’élèves et d’étudiants par plusieurs chercheurs du laboratoire, Luca Teray, Raphael Paris, Karim Kelfoun et Valérie Cayol. Si toutefois ces réponses ne répondaient pas à vos questionnements, veuillez vous adresser à Valérie Cayol (valerie.cayol@uca.fr) ou à Karim Kelfoun (karim.kelfoun@uca.fr).
Questions :
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Quel est le nom précis de votre métier ?
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Ce métier se situe dans quel secteur professionnel ?
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Qui est votre employeur ?
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Où se situe votre lieu de travail ?
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Quel est votre rythme de travail ?
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Pourquoi avoir choisi ce métier ?
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Quelle est la finalité de votre métier ?
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A quels besoin répondez-vous en exerçant ce métier ?
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Pouvez-vous décrire concrètement les activités que vous faites souvent, pour que je me représente votre quotidien au travail ?
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Racontez-moi une journée-type au travail.
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Quels sont les autres professionnels avec qui vous travaillez ? (travail seul / en équipe / partenaires…)
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Quels sont les qualités indispensables pour réaliser votre métier ?
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Présentez-moi les points positifs sur votre métier
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Présentez-moi les points négatifs sur votre métier
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Est ce qu’un volcanologue va près des volcans actifs pour les étudier ?
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Si jamais vous devez aller sur le terrain, quelles sont les premières difficultés que vous rencontrerez lors de ces excursions ?
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Quel est le diplôme ou la formation nécessaire aujourd’hui pour exercer votre métier ?
Réponses :
Quel est le nom précis de votre métier ?
Pratiquement, la dénomination de notre métier est chercheur, enseignants chercheur, professeur ou physicien. On peut aussi être doctorant ou post-doctorant, mais ces postes correspondent à des CDD. Notre objet d’étude ce sont les volcans. On est chercheur en volcanologie. On peut aussi dire volcanologue ou vulcanologue bien sûr.
Ce métier se situe dans quel secteur professionnel ?
La fonction publique.
Qui est votre employeur ?
Les employeurs des chercheurs du Laboratoire Magmas et Volcans sont variés. Ce sont le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l’Université Clermont Auvergne (UCA) ou l’Institut de Recherches et Développement (IRD).
Où se situe votre lieu de travail ?
Les chercheurs ont des bureaux à l’université mais ils sont aussi amenés à faire des analyses en laboratoire et des campagnes de mesures sur des terrains parfois situés sur d’autres continents. Le laboratoire de recherche auquel nous sommes rattachés est une unité mixte de recherche, ce qui veut dire qu’il associe des chercheurs CNRS et une université. L’IRD est aussi associé au laboratoire.
Quel est votre rythme de travail ?
Statutairement les chercheurs travaillent 35 heures par semaines, et ont droit à 9 semaines de vacances. Mais les chercheurs sont en général passionnés par leur métier. C’est aussi un métier compétitif, si bien que les chercheurs ne comptent pas leurs heures. En pratique, les chercheurs travaillant 50 heures par semaine et il n’est pas rare qu’ils prennent moins de 5 semaines de vacances/an.
Pourquoi avoir choisi ce métier ?
Parce que c’est un métier qui permet de satisfaire sa curiosité. L’approche est très satisfaisante puisqu’elle consiste généralement à faire des allers retours entre observations de terrain, observations de laboratoire et simulations. En outre, on a une relative liberté dans le choix des domaines de recherches, des approches et des horaires.
Quelle est la finalité de votre métier ?
Voir par exemple la vidéo de présentation de l’équipe volcanologie http://lmv.uca.fr/recherche/volcanologie/ .
Au Laboratoire Magmas et Volcans, nous cherchons à comprendre le volcanisme depuis sa source dans le manteau terrestre jusqu’à l’émission de produits volcaniques dans l’atmosphère. Les questions que l’on se pose sont de savoir pourquoi les volcans entrent en éruption, quels sont les signes précurseurs d’une éruption, quel type d’activité va survenir, comment cette activité évolue, quel est son impact sur les activités humaines (aviation, agriculture, santé, etc.), les plantes, les animaux et le climat. Outre les risques immédiatement liés à l’activité volcanique (coulées de lave, coulées de boues, coulées pyroclastiques, explosions, bombes volcaniques et cendres, tsunamis), les volcans rejettent des gaz à effet de serre (CO2), des gaz acides (SO2) et des cendres ayant un impact sur le climat et les populations.
A quels besoin répondez-vous en exerçant ce métier ?
A un besoin de compréhension du monde qui nous entoure . Certaines de nos recherches permettent aussi de mieux évaluer les risques associés au volcanisme. Nous participons également à la transmission des savoirs à la société via les enseignements à l’université et nos échanges avec les médias (journaux, télévision, radio, cinéma, festivals).
Pouvez-vous décrire concrètement les activités que vous faites souvent, pour que je me représente votre quotidien au travail ?
Pour mener à bien nos recherches nous combinons les observations sur le terrain (avec des appareils de mesures in situ ou à distance, avec des drones ou des satellites), les observations de laboratoire (analyse physico-chimique des produits volcaniques, expériences physiques), et les modèles qu’ils soient effectués par des dispositifs de laboratoire ou sur des ordinateurs. Le but de ces modèles est de mieux comprendre les processus physiques qui gouvernent les comportements observés. La nature étant complexe, on simplifie les problèmes pour étudier des paramètres particuliers. Mais, comme beaucoup de gens, au quotidien nous passons la plupart de notre temps devant un ordinateur, car il faut non seulement traiter les données mais aussi monter des projets pour obtenir des financements, rédiger des rapports et des publications, préparer des conférences, discuter par mail ou visioconférences avec d’autres collègues, ce à quoi se rajoute un peu de travail administratif.
Racontez-moi une journée-type au travail
Les chercheurs passent du temps à encadrer des étudiant, à écrire des projets, à administrer leur recherche et celle des autres, à lire et écrire des articles, préparer des conférences et aussi bien sûr faire leur recherche (analyse de séries de données, analyses en laboratoire, modélisations, etc.).
Quels sont les autres professionnels avec qui vous travaillez ? (travail seul / en équipe / partenaires…)
Nous sommes chacun spécialiste d’un domaine bien spécifique (les coulées de lave, les séismes volcaniques, les tsunamis, les gaz, etc.). Pour mieux comprendre le volcanisme et son impact, nous devons travailler avec d’autres chercheurs du laboratoire ayant des spécialités complémentaires, et avec les chercheurs d’autres laboratoires : des mathématiciens, des informaticiens, des physiciens, des médecins, etc. Comme nos études impliquent des observations de volcans, nous collaborons avec des observatoires volcanologiques situés sur le territoire national (à l’île de la Réunion, à la Guadeloupe ou à la Martinique) ou à l’étranger. Nous collaborons aussi parfois avec des professionnels du secteur privé pour des recherches liées aux géomatériaux, à l’hydrologie, à la géothermie ou aux risques naturels.
Quels sont les qualités indispensables pour réaliser votre métier ?
Il faut être curieux et passionné, avoir un bon sens physique, et être excellent d’un point de vue académique. Il faut être très autonome et avoir ses propres questionnements, tout en ayant la capacité de travailler en équipe. Il faut aussi savoir communiquer oralement dans des conférences, comme par écrit au travers d’articles qui seront publiés en anglais dans des revues scientifiques. Il est de nos jours nécessaire de parler couramment anglais.
Présentez-moi les points positifs sur votre métier
C’est un métier qui nourrit nos questionnements sur le monde qui nous entoure. La possibilité de satisfaire notre curiosité est une grande source de satisfaction pour beaucoup de chercheurs.
Nous avons une grande liberté : liberté de choisir nos thèmes de recherches dans la mesure où ces thèmes nous permettent d’obtenir des financements, liberté de choisir avec qui on veut travailler, relative liberté d’horaires. Tout ceci est possible à condition de produire des connaissances au travers d’articles publiés dans des revues scientifiques et de communications à des conférences.
C’est aussi un métier qui permet d’être au carrefour de beaucoup de disciplines scientifiques (géologie, physique, chimie, mathématiques, informatique, géographie, économie, sociologie notamment), ce qui est très enrichissant, et qui donne l’opportunité de voyager et de rencontrer des gens de cultures différentes.
En plus de leur recherche, les enseignants-chercheurs enseignent également, aussi bien en Licence (les trois premières années d’études après le bac) qu’en Master (quatrième et cinquième années d’étude après le bac). Les chercheurs et enseignants-chercheurs encadrent aussi des doctorants (trois ans de recherche après un Master). Nous sommes ainsi en contact permanent avec les étudiants, à enseigner, à questionner et à être questionnés.
Présentez-moi les points négatifs sur votre métier
Il est difficile de fixer des limites à ce que l’on veut et peut faire. On amène souvent du travail chez nous et il est parfois difficile de se « déconnecter » du travail. C’est un métier passion qui a les défauts de ses qualités. Les salaires des chercheurs ne sont pas particulièrement élevés et diffèrent peu selon leur grade et les responsabilités qui leur incombent. Les possibilités de promotion sont limitées. Bref, on ne fait pas ce métier pour l’argent. Par exemple, un chercheur avec dix années d’ancienneté gagne à peine 2500 euros nets par mois.
Est ce qu’un volcanologue va près des volcans actifs pour les étudier ?
L’image du volcanologue est, dans l’imaginaire collectif, attachée à celle d’un aventurier en combinaison réfléchissante effectuant des mesures à quelques mètres de la lave en fusion, ou bien descendant dans un cratère fumant ! Cette vision provient en grande partie des documentaires et des ouvrages d’Haroun Tazieff et de Katia et Maurice Kraft qui ont effectués dans la seconde moitié du 20e siècle. Néanmoins, elle ne correspond plus vraiment à la réalité du travail de volcanologue. De nos jours, il est désormais possible de surveiller les volcans à distance, à l’aide de satellites, de drones ou de stations installées sur les volcans qui transmettent leurs mesures à l’autre bout du monde. Les volcanologues ne sont donc plus les baroudeurs des années 70. Beaucoup de chercheurs étudient aussi les volcans en laboratoire ou numériquement, ce qui ne demande pas de se rendre sur le terrain. Cependant, il restera toujours nécessaire d’aller près des volcans actifs pour mieux les comprendre. Parmi les activités du volcanologue d’aujourd’hui sur le terrain qui ne vont pas disparaître de si tôt, on recense notamment:
- l’installation et la maintenance de stations de mesure (sismomètres, gnss, caméras, analyseurs de gaz, etc…) sur les volcans
- la récolte d’échantillons (roches, cendres, lave, gaz) que l’on analysera au laboratoire pour mieux comprendre les éruptions récentes comme anciennes
- le test de nouvelles techniques de mesure et d’observation en cours de développement au laboratoire et qui seront amenées à faire partie dans le futur de la panoplie des volcanologues (l’exemple le plus emblématique est l’application des drones pour la volcanologie).
- la réalisation d’enquête (cartographiques mais aussi géographiques et sociologiques) dans les régions volcaniques pour évaluer la vulnérabilité aux aléas volcaniques et le risque qui en découle
Notons enfin que certaines de ces activités nécessitent parfois de se rendre dans des zones très actives (coulées de lave, lèvre de cratère, ou encore champ de fumerolles par exemple) même si c’est de plus en plus rare. Ces opérations se font bien entendu après une évaluation extrêmement rigoureuse des risques et avec un équipement spécialement conçu pour se protéger des dangers éventuels.
Si jamais vous devez aller sur le terrain, quelles sont les premières difficultés que vous rencontrerez lors de ces excursions ?
Les terrains volcaniques sont très variés, ils peuvent se situer sur tous les continents avec toutes les variétés de régime politique que cela implique, ils peuvent se trouver au niveau de la mer à Hawaii jusqu’à presque 7000m d’altitude dans les Andes (sans parler des volcans sous-marins), il peut faire plus de 40°C dans la région de l’Afar en Ethiopie, comme -20°C sur l’Erebus en Antarctique. Ils peuvent se situer à quelques minutes d’une grande ville (comme par exemple le Vésuve et Naples) comme à des centaines de km de toute zone habitée (certains volcans des îles Aléoutiennes par exemple). Le volcan peut-être inactif comme en éruption. Bref, il faut s’attendre à tout ! C’est pourquoi toutes les missions doivent être soigneusement préparées, tant du point de vue scientifique (programme de travail et plans de secours), naturel (météo, activité) que logistique (logement, transport, alimentation, santé), sans négliger les aspects administratifs (autorisations, douanes) qui peuvent s’avérer décisifs. En résumé, une mission très bien préparée est souvent une mission réussie (quelle que soient les conditions), et le plus difficile est surtout de bien se préparer, ce qui s’apprend par expérience.
Quel est le diplôme ou la formation nécessaire aujourd’hui pour exercer votre métier ?
Il faut un doctorat (baccalauréat + 8 années d’études), et en général avoir effectué un ou plusieurs post-doctorats (CDD en recherche), souvent à l’étranger. Il faut avoir un parcours académique exemplaire et avoir montré que l’on menait une recherche autonome amenant à des publications dans des revues internationales réputées. Typiquement, le CNRS recrute 5 chercheurs en sciences de la terre par an pour tout le pays. En 2020, il y a 80 candidats pour ces 5 postes. Les dernier chercheurs recrutés par le CNRS dans l’équipe Volcanologie du Laboratoire Magmas et Volcans l’ont été en 2006 et 2020. En ce qui concerne les autres types de postes, l’équipe Volcanologie a recruté 1 professeur, 2 maîtres de conférence, 2 physiciens et 3 chercheurs rattachés à l’IRD sur les dix dernières années. C’est donc un métier très compétitif. La compétition continue encore pour obtenir des financements permettant de mener à bien nos projets (environ 10 % des projets déposés à l’Agence Nationale de la Recherche sont subventionnés). Pour faire face à cette compétition, et persévérer malgré les difficultés qui se peuvent se présenter, il faut une solide motivation.
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Nos volcans cibles
La compréhension du volcanisme nécessite l’acquisition de données de terrain : imagerie visible et thermique, campagnes géophysiques, prélèvements de gaz, de roches et de cendres pour analyses pétrologiques et géochimiques, cartographie des dépôts et des destructions, etc
Nos cibles dépendent de l’activité en cours, des thématiques de recherches et de nos collaborations avec les laboratoires et observatoires français et des pays partenaires.


La Soufrière de Guadeloupe

Le Piton de la Fournaise

Les volcans italiens

Les volcans indonésiens

Le volcanisme andin

Les volcans africains -
Comptes rendus des réunions :
Accessibles sur le groupe Teams de l’équipe.
Prochaines réunions :
Jeudi 20 février 2023 15h00 ⇒ Jeudi 16 mars 2023 15h00 Jeudi 27 avril 2023 15h00 Lundi 15 mai 2023 annulée Mercredi 21 juin 15h00 Lundi 24 juillet Annulée Jeudi 7 septembre 2023 14h30 Lundi 9 octobre 2023 16h00 Jeudi 16 novembre 2023 14h00 Lundi 11 décembre 2023 14h00 Lundi 29 janvier 10h00 Jeudi 21 mars 10h00 Mardi 30 avril
10h00 Mercredi 19 juin
10h00 Jeudi 5 septembre 10h00 café à 9h30 ⇒ Jeudi 17 octobre 10h00 café à 9h30 test =======================================

De l’ascension du magma à la mise en place des coulées de lave sur le plancher océanique De l’ascension du magma à la mise en place des coulées de lave sur le plancher océanique : cas de l’éruption sous-marine en cours (depuis 2018) au large de Mayotte

Un autre test… test ************************************************

en cours de test…





