Première détection de retombées de téphras par le réseau permanent de disdromètres du LMV-OPGC à l’Etna
Suite à une activité explosive sommitale de l’Etna (cratère La Voragine) générant un panache de cendres dispersé en continu vers le sud-est, des retombées de cendres ont été détectées à Catane (à 25 km de l’Etna ; Fig. 1a et 1b) approximativement 2 heures après le début de l’activité (Fig. 1c). Sur toute la journée, le disdromètre LPM2 de Catane a mesuré deux événements de retombées de cendres fines (Fig. 2a) généralement inférieures à 0.40 mm (Fig. 2b). Les taux de sédimentation compris entre 10-7 à 10-6 kg/m²/s indiquent des retombées de petite intensité produisant une accumulation de particules au sol journalière de 16.1 g/m². Malgré la faible intensité de ces retombées, l’aéroport international de Catane a été fortement perturbé et des vols ont été annulés.
Les données du réseau transmises en direct à l’OPGC et traitées quotidiennement ont pour but de quantifier en temps réel et de comprendre la dynamique des retombées de cendres à l’Etna mais aussi de contraindre les prévisions des modèles numériques des zones d’impact au sol des retombées en opérationnel. Le réseau, créé et géré par V. Freret-Lorgeril, T. Latchimy et P. Cacault, a jusqu’ici été financé par le Service National d’Observations en Volcanologie (SNOV), le Labex ClerVolc ainsi que le LMV. Toutes les données seront mises à disposition via le service d’observation VOLDORAD (VOLcano DOppler RAdars and Disdrometers) avant la fin de l’année.
